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Godenne (René). La nouvelle française

[compte-rendu]

sem-link sem-linkGoosse André
Revue belge de philologie et d'histoire Année 1978 Volume 56 Numéro 1 pp. 227-228
Fait partie d'un numéro thématique : Antiquité — Oudheid
  • Référence bibliographique

Goosse André. Godenne (René). La nouvelle française. In: Revue belge de philologie et d'histoire, tome 56, fasc. 1, 1978. Antiquité — Oudheid. pp. 227-228.

www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_1978_num_56_1_5511_t1_0227_0000_2

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. Paris, Presses Universitaires de France, 1974 ; un vol. in- 16, 176 p. (Collection SUP, Littératures modernes. 3). — René Godenne s'est voué à la nouvelle. Il la dit, il la veut mal aimée et mal traitée, il vole à son secours. Auteur déjà d'un livre consacré à VHistoire de la nouvelle française aux XVIIe et XVIIIe siècles et de plusieurs articles se rapportant surtout à cette période, il envisage aujourd'hui, dans un petit volume qui se présente comme une synthèse, l'évolution du genre depuis les \ve et \vie siècles jusqu'à nos jours. La table des matières, en forme de sommaire assez détaillé, permet de prendre une première idée de l'ouvrage, dont le plan général est clair: l'introduction (défense de la nouvelle, étude de la nouvelle) est suivie de quatre chapitres adaptés à la chronologie (xv'-xvi* siècles-, xvii*-xvine siècles; xi\e siècle; \\c siècle), tandis que le cinquième chapitre, en manière de conclusion, s'intitule comme le livre lui-même. La nouvelle française.

Maurice Roelens, rendant compte pour la Revue d'Histoire littéraire de la France de la première étude importante publiée par R. Godenne, a parlé d'une conception «biologique» du genre, dont l'auteur resterait prisonnier ; nous devons reconnaître que, si le genre de la nouvelle a évolué, son chevalier, prenant une vue d'ensemble du terrain, est demeuré ferme sur ses positions. Ainsi, pour lui, la nouvelle à la fin du xixe siècle «n'a pas livré tous ses secrets», mais elle atteint au xx', exemplairement avec Marcel Arland. sa perfection et même son «essence»·, ce qu'il appelle la «nouvelle-instant» lui parait, en effet, «exprimer au mieux l'essence d'une forme narrative particulière» et «s'il doit y avoir une nouvelle pure, vraiment ce ne pourrait être qu'elle». Voilà des déclarations qui définissent sans équivoque une doctrine, voire une «philosophie» devenues à tout le moins critiquables. Maurice Roelens. encore, a cité des travaux auxquels R. Godenne n'ajoutait rien, ou dont il affaiblissait la portée, et d'autres dont il ne tenait pas compte; négligeant ainsi, ou peu s'en faut, l'apport d'une critique qu'on peut dire grosso modo traditionnelle, et même signalant à l'occasion Γ« ineptie» d'une phrase de Maurice Nadeau. ou trouvant «surestimées» les anthologies de Marcel Raymond et d'Alain Bosquet. R. Godenne ignore d'autre part, et d'une ignorance sans doute délibérée, tout l'effort de la critique «nouvelle». Si. pour désigner la nouvelle, il parle volontiers de «forme», on ne saurait pourtant voir en lui qu'un «for-

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